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Fréland

Haut-Rhin · Grand Est

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Fréland

Fréland est une commune du Haut-Rhin, en région Grand Est. À l'époque romaine, un sentier empierré traversait le hameau de Knolpré puis le Chêne, en direction du col du Bonhomme. La première mention du village, sous le nom d'Urbach, « ruisseau des aurochs », date de 1311. Les premiers habitants furent des charbonniers venus s'établir dans la vallée lors de la reprise des travaux des mines de Sainte-Marie-aux-Mines au XVIe siècle ; comme l'endroit n'était soumis ni à la glèbe, ni à la dîme, ni à aucun impôt, il reçut le nom de Frei-Land.

Au Moyen Âge, la communauté faisait partie de la Seigneurie du Hohnack, tenue en fief de l'évêque de Bâle par les sires de Ribeaupierre à partir du XIVe siècle. En 1580, on dénombrait 250 chefs de ménage, chiffre tombé à 60 bourgeois après la guerre de Trente Ans en 1648. L'économie reposait sur l'agriculture, la forêt et l'artisanat, complétée par des hauts fourneaux installés par les seigneurs de Ribeaupierre de 1541 jusqu'à la guerre de Trente Ans, qui servaient à traiter le minerai d'argent extrait de Sainte-Marie-aux-Mines.

Toponymie de Fréland

Le village est attesté en 1311 sous la forme Urbach, « ruisseau de l'Ur », du vieux haut allemand bah, bak, « ruisseau ». En 1421 apparaît la forme Frallan, qui viendrait du latin fragilis, avec le dérivé fralây, « éboulement ou glissement de terrain ». La forme Vrbach est relevée en 1441. Le nom est également attesté en 1694-1704 sous la forme Forstland, composé du nom de personne germanique Furisto (de furisto, « premier ») suivi de l'appellatif toponymique germanique land, « terre, terrain ».

Patrimoine religieux à Fréland

L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption fut construite une première fois en 1683, agrandie en 1700, puis reconstruite entre 1820 et 1823 après avoir menacé de s'écrouler. Consacrée en 1824, elle conserve les cloches de l'ancien édifice et se distingue par son clocher surmonté d'un dôme en cuivre. Endommagée durant la Seconde Guerre mondiale, elle fut restaurée et dotée en 1955 de nouveaux vitraux réalisés par la maison Degusseau d'Orléans et l'artiste François Chevalley.

L'ancienne chapelle Saint-Thiébaut fut édifiée en 1771 par des habitants du haut du village et bénie en 1774. La messe y était célébrée chaque vendredi jusqu'en 1895, et elle servait aussi de lieu de pèlerinage, notamment le 1 juillet, fête de Saint Thiébaut. Fermée au culte en 1796 lors de la Révolution, elle fut définitivement déclassée en 1897 puis remise en état pour abriter un musée d'art religieux, inauguré en 1988 à l'initiative de Marius Ronecker.

La nouvelle chapelle Saint-Thiébaut, de style néo-gothique, fut construite à partir de 1898 à l'initiative du curé Charles Chevallier et du maire Séraphin Thomas, sur un rocher appelé rocher du corbeau qui surplombe le village. Elle fut bénie solennellement le 30 mai 1898 par l'abbé Brunck de Freundeck, et restaurée en 1994 à l'occasion de son centenaire. Une chapelle dédiée à saint Gérard, construite en 1740 au bas du village, fut reconstruite en 1876 par Jean-Baptiste Bertrand. Au XVIIe siècle existait également une confrérie du scapulaire de Sainte Marie du Mont Carmel.

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