Marchiennes
Nord · Hauts-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Marchiennes
Marchiennes est une commune du Nord, en région Hauts-de-France, peuplée de 4 539 habitants. Par interprétation, on peut apparenter le nom de la ville à la Villa de Marcius. Du 24 juillet au 30 juillet 1712, durant la guerre de Succession d'Espagne, eut lieu le siège de Marchiennes. Pendant les guerres de la Révolution française, les armées française et ennemie ont cherché à contrôler Marchiennes en 1792 et 1793, et la ville a beaucoup souffert des combats. En 1808, on trouve à Marchiennes un dépôt de sûreté, où l'on enferme les petits délinquants avant leur transfert en maison d'arrêt.
Toponymie de Marchiennes
Marchiennes se disait Marsenne en flamand. La commune fut, encore au début du XIXe siècle, séparée en Marchiennes-Ville et Marchiennes-Campagne, la Scarpe formant la séparation entre les deux entités. Depuis 1946, Marchiennes-Campagne a été rattachée à la commune de Rieulay.
Patrimoine religieux à Marchiennes
Le patrimoine religieux de Marchiennes est dominé par les vestiges d'une abbaye fondée en 630 par Adalbaud, comte de Douai. Sainte Rictrude, son épouse, aristocrate d'Aquitaine, créa en 643 un monastère double comprenant une communauté de femmes et une autre d'hommes. À la fin du Xe siècle, il ne reste aucune trace de la communauté masculine sauf quelques chanoines, et en 1024, les moniales sont remplacées par des moines bénédictins. Après l'abbatiat de Fulcard de Landas (1103-1115), l'abbé Amand du Chastel prend l'initiative d'un renouveau institutionnel et artistique qui durera jusqu'à la fin du XIIe siècle, dont témoignent un chartier riche ainsi qu'une collection diverse de textes hagiographiques et historiographiques.
On pénètre sur la place de l'abbaye par deux portes monumentales d'un grand intérêt architectural : le bâtiment de l'actuel hôtel de ville et le Colombier. Le fronton de l'église Sainte-Rictrude est marqué de la devise républicaine, « Liberté, Égalité, Fraternité », inscription ajoutée le 20 mai 1903 à la suite d'un conseil municipal. L'église possède un orgue de François-Joseph Carlier datant de 1837, l'un des derniers témoins quasiment intact de la facture des Carlier : le buffet est inscrit et la partie instrumentale classée au titre des monuments historiques. Autrefois, l'église possédait un carillon de 37 notes, dont la majorité des cloches furent réquisitionnées par l'occupant en 1918. Le territoire compte également l'oratoire Saint-Roch, la chapelle Notre-Dame-d'Elpret, la chapelle Sainte-Eusébie, l'oratoire Notre-Dame-de-Lourdes et la chapelle Saint-Roch.
Saints liés à Marchiennes
Plusieurs figures saintes sont rattachées à l'histoire de Marchiennes. Sainte Rictrude, aristocrate d'Aquitaine et épouse d'Adalbaud, fonda en 643 le monastère double. Leur fille, sainte Adalsinde, fut l'une des abbesses de la communauté des moniales. Le 16 mai 1133, les reliques de sainte Eusébie furent transportées à Marchiennes où les os avaient été montrés, sains et entiers, aux fidèles, aux religieuses et aux enfants des écoles.
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