Nissan-lez-Enserune
Hérault · Occitanie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Nissan-lez-Enserune
Nissan-lez-Enserune, commune de l'Hérault en Occitanie, compte 4 049 habitants. Le village s'est développé à partir du dépeuplement de l'oppidum d'Ensérune, principal lieu d'habitations du VIe siècle au Ier siècle avant notre ère, occupé d'abord par les Élisyques puis par des Celtes. À l'origine du village se trouve très probablement une villa gallo-romaine dont le propriétaire aurait pu porter un nom tel que « Anicius » ; il en est fait mention dès 782 sous la forme villa de Aniciano. Vers l'an mil, le bourg se regroupe autour d'un castrum, probablement dans le courant du XIe siècle, et le nouveau village est attesté un peu avant 1105.
Après la prise de Béziers par les Croisés en 1209, le castrum de Nissan est confisqué par Simon de Montfort, qui en fait don à l'archevêque de Narbonne ; ce prélat sera seigneur de Nissan jusqu'à la Révolution. En 1178, Bérenger et ses frères vendent des terres lors de la profession religieuse de Bérenger à l'abbaye de Fontcaude. Le village est régi par un consulat attesté dès 1347. Par décret du 22 août 1950, Nissan prend le nom de Nissan-lez-Ensérune.
Toponymie de Nissan-lez-Enserune
Nissan est attestée sous les formes Aniciano en 1105, puis Anitiano, Anizano et Anissano jusqu'en 1344. Ensérune apparaît sous les formes Anseruna en 1216, Amsuzena en 1298 et 1346, puis Ensérune en 1585.
Patrimoine religieux à Nissan-lez-Enserune
L'église Saint-Saturnin est l'ancienne église d'un prieuré relevant de l'abbaye de Psalmody ; son édification s'étale sur plusieurs siècles et l'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1965. Le tombeau des Prieurs est situé dans le chœur, sous une pierre du dallage gravée d'une croix. Grâce au chanoine Joseph Giry, l'église abrite des œuvres d'art, parmi lesquelles les fonts baptismaux réutilisés dans une reconstitution de baptistère, une table d'autel wisigothique et une table d'autel carolingienne à lobes, caractéristique de la production de la Narbonnaise et de Catalogne. Sur le mur sud-est du transept est préservée la fresque du Couronnement de la Vierge avec des anges musiciens (XIVe siècle). Les grandes orgues, construites en 1834 par Prosper-Antoine Moitessier, sont classées parmi les monuments historiques depuis 1984 ; elles proviennent de la chapelle des Visitandines de Montpellier.
La chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde, petit oratoire isolé dans un vallon à l'écart du village, date probablement du Ve siècle et constitue le seul témoin subsistant de la villa de Folpiano puis du hameau de Foulpian ; elle a été inscrite au titre des monuments historiques en 1981. La chapelle Saint-Christol, restaurée à partir de 1986, témoigne d'un petit établissement monastique actif jusqu'au XVIIe siècle ; ses parties les plus anciennes datent du Ve siècle et son portail orné de colonnes est daté du XVIe siècle. Au hameau de Périès, la chapelle Sainte-Marie, très endommagée, est l'unique bâtiment remontant à l'époque de la commanderie des Templiers, rattachée après 1312 à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et au grand prieuré de Saint-Gilles.
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