Oderen
Haut-Rhin · Grand Est
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Oderen
Oderen est une commune de Haut-Rhin, en Grand Est, qui compte 1 242 habitants. Oderen est dérivé du dialecte alsacien Oder = veine d'eau ou de l'allemand roden = défricher. Le village est dénommé de Odern en 1253.
Oderen connaît une présence humaine depuis le Néolithique. En l'an 735, le comte Eberhard d'Alsace donne la haute vallée de la Thur aux Chanoinesses de Remiremont. Le village est cité, pour la première fois, après avoir été administré par les abbesses de l'abbaye de Remiremont. Dès le, le couvent de Remiremont possédait à Oderen une cour colongère, autour de laquelle allait se former une agglomération passée au Moyen Âge sous la domination des comtes de Ferrette et de Horbourg, puis sous la dynastie des Habsbourg, avant de dépendre de l'abbaye princière de Murbach (acte du ). Après la guerre des Paysans, vers 1525, le village compte plus de 170 habitants et est ainsi le bourg le plus peuplé du bailliage. Pendant la guerre de Trente Ans le village est pillé et dévasté.
Il sera ensuite repeuplé grâce à la venue d'une forte immigration suisse et bavaroise. Vers 1680 Oderen est le lieu d'un pèlerinage fort fréquenté, grâce à sa chapelle dédiée à Notre-Dame du Bon Secours. Oderen avait un château qui fut cédé par les comtes de Horbourg à l'abbaye de Murbach qui passa ensuite aux sires de Bollwiller. Il fut l'objet en 1446 d'un litige à main armée entre les comtes de Montbéliard-Wurtemberg et l'abbaye de Murbach. C'est en réalité l'histoire du château de Wildenstein et non d'Oderen. Au, une verrerie est installée à une dizaine de kilomètres de la commune "La Glashütte" en amont du château du Wildenstein.
Si une partie de la population semble bénéficier de la présence des verriers, l'autre partie se dit lésée par l'accaparement des droits d'usage des forêts. Avec l'absence de débouchés, une partie de la population poussée par la misère se révolte contre la seigneurie de Saint-Amarin accusée de soutenir les forges(N.B. La verrerie n'a jamais été propriété des forges de Willer La Révolution abroge les privilèges des forges en 1794 et reconnaît la collectivisation de la forêt au profit de la population et de la commune. Au début de la Première Guerre mondiale, le village est occupé par l'armée française. La Seconde Guerre mondiale apporte son lot de malheurs. La libération intervient cependant le, mais pendant deux mois encore après le retrait des Allemands, le village est la cible de tirs sporadiques de l'artillerie allemande.
Léon Lanot, Commandant FFI Louis son nom de guerre a la responsabilité du sous-secteur A (Haute-Corrèze), il dirige les unités qui combattent de juin à, à Tulle, Egletons, Soudeilles (le ) et Ussel. À la Libération, il commande environ en armes. Il est inhumé au cimetière d’Oderen. La commune possédait au une florissante industrie de tissage mécanique et à bras qui faisait vivre les habitants. À cette époque, il existait également un moulin, une scierie mécanique et une huilerie.
Patrimoine religieux à Oderen
L'introduction du christianisme dans le val d'Oderen reste encore mystérieuse mais il fort probable que le petit monastère, fondé par saint Amarin, moine de Luxeuil, y ait pu joué un rôle majeur dès le. La paroisse d'Oderen remonte à bien plus tard, à l'époque où l'abbaye de Remiremont possédait des biens dans la vallée. Elle réunissait au départ les trois villages de la haute vallée de la Thur, Fellering, Oderen et Kruth. La construction de la première église n'est pas connue.
C'est seulement à partir de 1305 que l'église y est mentionnée pour la première fois « Ecclesia Ader » faisant partie du diocèse de Bâle jusqu'en 1790. Dévastée à plusieurs reprises par les différentes guerres du Moyen Âge, l'église fut reconstruite en 1771 par le curé Wohlgroth. Bénie le, cette église de style baroque fut consacrée le par le prince Roggenbach, prince-évêque de Bâle. La Révolution fut fatale au curé Wohlgroth contraint de se cacher puis finalement de quitter sa paroisse.
Après avoir été restaurée, l'église a été embellie en vue de la célébration du bicentenaire en 1971. L'orgue (grand orgue à positif) de Joseph Callinet, est de 1932. Cette statue se trouve encastrée dans la façade d'une maison située 29, Grand-Rue et semble être la réplique exacte d'une miniature de la Vierge du en Bavière. Au, Oderen était surtout connu pour son pèlerinage dont l'origine n'est pas établie avec précision.
Selon la tradition, une des statues du Christ et de la Vierge avaient été placées dans une grotte façonnée par l'érosion, sur la pente rocheuse et abrupte du « Maerel ». De nombreux voyageurs de passage s'arrêtaient, priaient et récitaient le chapelet devant cette grotte. La route d'Oderen reliant l'Alsace au département des Vosges étant un passage très fréquenté, le lieu fut de plus en plus fréquenté.
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