Saint-Amand-en-Puisaye
Nièvre · Bourgogne-Franche-Comté
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Amand-en-Puisaye
Saint-Amand-en-Puisaye est une commune de Nièvre, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 1 218 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti-Amandi (1152); Sanctus-Amandus (1218); Saint-Amand-en-Puisaye (1351).
Saint-Amand est un hagiotoponyme qui fait référence à Amand de Maastricht pouvant-être confondu avec Amand de Strasbourg.
La Puisaye est une région qui s'étend sur la Nièvre et l'Yonne, rendue célèbre par l'écrivain Colette; au ou siècle, Pusceia au siècle, peut-être dérivé du latin puteus « puits »; cette région argileuse est riche en étangs et c'est probablement le sens qu'il conviendrait de donner à ces puits.
Puisaye, alias Saint-Amand, relevait des maîtres de la Puisaye, les sires de Toucy; l'héritière Jeanne de Toucy († 1317), fille de Jean de Toucy et Emma de Laval, transmit ses biens à son mari Thiébaut II de Bar († 1291), épousé en 1266. Saint-Amand échut ensuite à leur fils cadet, Erard de Bar († 1335), sire de Pierrepont et d'Ancerville, marié à Isabelle de Lorraine, puis à la benjamine de ces derniers, Henriette de Bar-Pierrepont, qui épousa vers 1359 Henri de Lützelstein (La Petite-Pierre). Les Lützelstein ne parvinrent pas à se maintenir à Puisaye (même si en avril 1373 Charles V ordonne qu'Henriette de Bar et de son mari Henri soient remis en possession de cette terre), qui passa à la descendance d'une nièce d'Henriette, Yolande de Bar-Pierrepont, femme d'Eudes VII de Grancey
À la génération suivante, on trouve comme co-barons de St-Amand Encore une génération, et la baronnie est réunifiée, car Claude Rouault, fille d'Aloph et Claude Chabot, marie son cousin issu de germains Henri Cigneroc de Bourdeilles de Matha. (Pour parfaire l'enchevêtrement familial, veuf de Claude Chabot dès ou avant 1620, Aloph Rouault s'était remarié en 1627 avec Marguerite du Breuil de Théon, veuve en 1622 de Claude de Matha: d'où Louise-Henriette Rouault, femme de François de Bullion).
Mais en 1659, le cardinal Mazarin (1602-1661) achète le duché de Nevers (ou du Nivernais) et la seigneurie de St-Amand, hérités ensuite par son neveu Philippe Mancini (1641-1707) puis son petit-neveu Philippe-Jules-François Mancini (1676-1768). Léonard Guyot de Montchougny (1662-1731), secrétaire du Roi, Receveur Général des Aides et Domaines, achète la terre de St-Amand en 1710 et ses descendants, faits marquis de Saint-Amand en 1760, conservent le château et le domaine jusqu’en 1896.
Patrimoine religieux à Saint-Amand-en-Puisaye
La commune abrite deux monuments historiques: le château et l’église Saint-Amand. Le château de Saint-Amand-en-Puisaye est un des plus importants châteaux de la Renaissance dans le Nivernais. Il fut reconstruit entre 1530 et 1540 par Antoine de Rochechouart-Chandeniers-Faudoas (1486-1549), fils d'un chambellan du roi François, sur l'emplacement d'une forteresse féodale probablement détruite par le duc de Bourgogne quand celui-ci, en 1402, envahit l'Auxerrois.
Le château appartint depuis à la famille Mancini, duc de Nevers. Il a été un temps propriété du comte Nils de Barck, aristocrate suédois, sculpteur et céramiste, puis de Jules Guiraud, gouverneur de la Banque de France.
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