Saint-Leu-d’Esserent
Oise · Hauts-de-France
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- Église Saint Denis14, rue de l'Eglise - 60340 Villers sous saint leu
- Église Saint Martinrue de l'église - 60660 Cramoisy
- Église Saint Maximinrue de l'Abbé Jules Martin - 60740 Saint maximin
- Église Le Christ Ressuscite135, rue Jean Dominique Fauré - 60160 Montataire
- Église La Nativite De Notre DameRue de la mairie - 60460 Blaincourt les precy
- Église Saint Pierre Et Saint PaulPlace de l'église - 60460 Precy sur oise
- Église Sainte Genevieverue des repas - 60270 Gouvieux
- Église Saint Francois Coq Chantant24, allée du Valois - 60500 Chantilly
Découvrir Saint-Leu-d’Esserent
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Leu-d'Esserent
Saint-Leu-d'Esserent, commune de l'Oise en Hauts-de-France, compte 4 606 habitants. Le site a été fréquenté pendant la préhistoire comme en témoignent des silex taillés de l'époque acheuléenne. Une cité gallo-romaine y fut construite, dont on a retrouvé des vestiges, puis occupée aux époques mérovingienne et carolingienne. En 1081, Hugues, comte de Dammartin et seigneur du lieu, donna l'église de Hescerent, une chapelle romane du Xe siècle, aux bénédictins de l'ordre de Cluny en remerciement de la rançon qu'ils avaient payée pour sa libération alors qu'il était prisonnier en Palestine ; les moines en firent un prieuré. En 1358, une révolte éclata avec le meurtre de neuf gentilshommes à Saint-Leu : menée par Guillaume Carle, connu aussi sous le nom de Jacques Bonhomme, elle s'étendit dans une grande partie de l'actuelle Île-de-France, en Champagne, dans l'Amiénois et dans une partie de la Normandie, et fut connue sous le nom de Grande Jacquerie. Pour se protéger des pillages durant la guerre de Cent Ans, les moines fortifièrent le monastère, dont une partie des fortifications est encore visible aujourd'hui. En 1419, 1430 et 1436, les Anglais pillèrent et incendièrent Saint-Leu et son église. Au XIVe siècle, Saint-Leu était la plus importante bourgade de la châtellenie de Creil. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les carrières de pierre souterraines environnantes furent occupées par les Allemands pour l'assemblage et le stockage de missiles V1 ; lors de l'opération Crossbow, l'aviation alliée bombarda massivement le bourg et ses environs, détruisant Saint-Leu à 85 %.
Toponymie de Saint-Leu-d'Esserent
Le nom de la localité est attesté dès 1081 sous les formes quod ecclesiam de Hescerent, villa quae dicitur Esserens et ecclesie beati Lupi, puis évolue au fil des siècles (Sainct Leu d'Esserens en 1539, Cote de la Liberté sur Oise sous la Révolution en 1794, Saint-Leu-d'Esserent à partir de 1840). Saint-Leu est un hagiotoponyme qui fait référence à Loup de Soissons, leu étant la forme picarde du français loup. Esserent (Hescerent) est le nom d'origine de la localité ; le complément Saint-Leu (beati Lupi) apparaît lorsque Hugues de Dammartin donne à l'Abbaye de Cluny la terre qu'il possède à Hescerent, l'Ordre de Cluny envoyant alors quelques moines fonder un monastère en l'honneur de Saint-Leu.
Patrimoine religieux à Saint-Leu-d'Esserent
L'église prieurale, construite entre 1130 et 1200 environ, a été classée monument historique par liste de 1840. Les vestiges du prieuré, qualifié par erreur d'abbaye dans l'arrêté de classement, ont été classés par liste de 1862. Ils comprennent notamment le mur d'enceinte, une porte romane au nord du parvis de l'édifice prieural, une porte fortifiée du XIVe siècle rue du Bourg, le cloître dont subsiste moins que la partie au nord de l'édifice, les vestiges des bâtiments claustraux (dont trois travées au nord du cloître, quelques arrachements conservés sur des murs, et des parties basses des murs), le mur médiéval d'un logis souvent considéré comme maison forte, la cave voûtée dite le Banvin rue de l'Église, un cellier au sud-est du logis en dessous de sa partie détruite, ainsi qu'un réseau de souterrains issu de la transformation d'anciennes carrières. Concernant l'ancienne exploitation agricole du prieuré, le pigeonnier du XVIIe siècle a été inscrit monument historique par arrêté du 16 février 1965. L'édifice prieural renferme par ailleurs un sarcophage de l'époque mérovingienne contenant les bottes franques d'un paysan, découvert à Thiverny.
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