Enghien-les-Bains
Val-d'Oise · Île-de-France
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- Collégiale Saint-Martin2 rue Saint Martin - 95160 Montmorency
- Église Notre-Dame-des-Missions102, Avenue Joffre - 93800 Epinay sur seine
- Église Saint-Patrice45 rue Felix Merlin - 93800 Epinay sur seine
- Église Saint-Médard3 , rue de l'Eglise - 93800 Epinay sur seine
- Église Sainte-Cécile135, Avenue de la republique - 93800 Epinay sur seine
- Église Saint Liphard33, rue Roger-Salengro - 93430 Villetaneuse
- Église Eglise Saint Martin De Groslay2 rue de Montmorency - 95410 Groslay
- Église Saint Gervais Saint Protais36 ter, rue de Paris - 93380 Pierrefitte sur seine
- Église Sainte-Marie-MadeleinePlace Jean Grandel - 92230 Gennevilliers
Découvrir Enghien-les-Bains
La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Enghien-les-Bains
Enghien-les-Bains est une commune française située dans le Val-d'Oise, en région Île-de-France, qui compte 11 440 habitants. La cité doit son nom à la ville belge d'Enghien, dont la localité est citée pour la première fois au XIe siècle sous les formes Edinghen ou Edinghem; on trouve ensuite Adinghien en 1092, Anghien en 1147, Aienghien en 1227, et pour la première fois la graphie moderne Enghien en 1264. Il s'agit d'un nom de lieu composé du double suffixe -ing-hem caractéristique de la toponymie flamande: -ing(en) renvoie à la propriété, -hem au foyer ou au village, de même origine germanique que l'ancien français ham qui a donné hameau. Le nom de personne germanique précédant les suffixes serait Edo, anthroponyme francique. Le déterminant les-Bains est postérieur à la découverte de la source sulfureuse à la fin du XVIIIe siècle.
Au Moyen Âge, Enghien était une petite seigneurie du comté de Hainaut située près de Bruxelles. Marie de Luxembourg en hérite en 1526 et l'apporte en dot lors de son mariage avec François de Bourbon, comte de Vendôme. C'est le cadet de ses petits-fils, Louis Ier de Bourbon-Condé, qui devient le premier duc d'Enghien en 1566, mais le titre, n'ayant pas été enregistré, s'éteint avec lui en 1569. En 1689, les princes de Condé obtiennent de Louis XIV de commuer le duché de Montmorency, qu'ils détiennent depuis 1633, en duché d'Enghien. Officiellement, la ville de Montmorency, sa vallée et son étang doivent prendre le nom d'Enghien; l'usage conservera à Montmorency son nom d'origine, mais l'étang prendra et conservera le nom d'étang d'Enghien. Jusqu'au XVIIIe siècle, l'étang dit de Montmorenci ou de Saint-Gratien, aux rives marécageuses, n'avait pas attiré les implantations humaines: seul un moulin établi au déversoir de l'étang, sur l'actuelle esplanade Patenôtre-Desnoyers, et quelques constructions dépendantes du château d'Ormesson existaient sur le territoire actuel. La levée de terre du barrage du déversoir était longée par un chemin reliant les deux cités médiévales d'Argenteuil et de Montmorency, le chemin de l'étang, à l'origine de l'actuelle rue du Général-de-Gaulle. L'étang neuf, par opposition à l'étang vieux au pied de la collégiale de Montmorency aujourd'hui disparu, formait une nappe d'eau peu profonde d'une cinquantaine d'hectares, couverte de roseaux. Cet étang résultait de la rencontre de plusieurs ruisseaux au fond de la vallée de Montmorency, dont le ruissellement souterrain à travers les bancs de gypse et de calcaire chargeait les eaux de sulfates.
Le domaine appartint longtemps aux seigneurs de Montmorency, qui connurent de nombreux conflits avec l'abbaye de Saint-Denis, leurs possessions étant imbriquées. Il échut par alliance aux Condé à la mort du dernier Montmorency, en 1632, décapité sur ordre du cardinal de Richelieu pour avoir comploté contre le roi. En 1766, Louis Cotte, jeune curé oratorien de Montmorency féru de sciences, découvrit un ruisseau sulfureux s'échappant à proximité du déversoir de l'étang. Il y mena plusieurs expériences, plongea des pièces de divers métaux, observa que des canards vivaient dans cette eau sans en être affectés, et soumit ces éléments dans un mémoire à l'Académie royale des sciences; la nature sulfureuse des eaux fut confirmée par le chimiste académicien Pierre Joseph Macquer. Dès 1772, le prince de Condé accorda à Louis-Guillaume Le Veillard, exploitant des eaux de Passy et futur premier maire de cette commune, la concession de la source pour quatre ans, mais celui-ci ne put dans un premier temps l'exploiter, faute des autorisations de la Faculté de médecine. Une nouvelle concession lui fut accordée pour soixante ans, à charge de payer au prince une charge de quarante francs et de tenir en bon état les regards et réservoirs de la fontaine construite en 1772. En 1781, il fit édifier un nouveau bassin en pierre, et de nouvelles voitures à trente sols de l'heure furent mises en service pour les visiteurs ne disposant pas de carrosses. Les premières constructions sous la Restauration, destinées à accueillir les curistes, étaient caractéristiques du style balnéaire néoclassique, aux murs blancs et toitures de type Mansart, avant que l'architecture ne s'oriente vers un style éclectique: chalets suisses, cottages à pans de bois, chaumières et petits châteaux néogothiques élevés sur les bords du lac, où la grande bourgeoisie parisienne venait résider en saison.
Patrimoine religieux à Enghien-les-Bains
Le destin religieux d'Enghien-les-Bains s'inscrit dans le sillage du curé oratorien Louis Cotte, qui découvrit la source sulfureuse en 1766 et orienta l'identité de la cité vers le thermalisme. La vie religieuse paroissiale s'est constituée parallèlement au développement de la ville thermale née sous la Restauration, autour des édifices néoclassiques élevés pour les curistes. Le château d'Enghien et le château Léon, tous deux édifiés en 1845 par l'architecte Pasquier dans un style néogothique inspiré du Louis XII, témoignent par leur richesse ornementale, avec gargouilles et gâbles en accolades, du dialogue formel entre architecture résidentielle et formes religieuses traditionnelles, autrefois réservées aux édifices d'Église. La cohabitation entre l'héritage seigneurial des Montmorency et des Condé, l'influence de l'abbaye de Saint-Denis et les nouvelles paroisses thermales nées au XIXe siècle a façonné un paysage religieux dense, marqué par la double mémoire des seigneurs et des curistes.
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