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Basilique · Mayenne

Basilique Notre-Dame d’Avesnières

Laval

Allée du Ronceray - 53000 Laval
Basilique Notre-Dame d’Avesnières

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Source : messes.info

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Adresse
Allée du Ronceray - 53000 Laval
Paroisse
La Trinité-Avesnières-Cordeliers
Diocèse
Laval

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Histoire de la basilique Notre-Dame d'Avesnières

L'histoire de la basilique Notre-Dame d'Avesnières commence bien avant la légende qu'on lui a attachée. L'église est mentionnée pour la première fois au début du XIe siècle, et elle est alors décrite comme ancienne — ce qui laisse supposer une origine remontant au Xe siècle. Vers 1040-1050, Yves de Saint-Berthevin, vassal du comte de Laval, la restaure et la consacre à la Vierge Marie. Son fils Garin l'offre ensuite à des bénédictines en 1073 : Richilde, abbesse du Ronceray d'Angers, envoie à Avesnières une colonie de sœurs et y établit Agnès de Laval comme prieure. L'église devient ainsi le siège d'un prieuré tout en conservant sa vocation paroissiale. C'est au cours de la seconde moitié du XIIe siècle que les bénédictines reconstruisent presque entièrement l'édifice, lui donnant l'essentiel de la forme romane qu'on lui connaît encore.

La légende locale, elle, attribue la fondation à Guy Ier de Laval, seigneur de la fin du XIe siècle qui, ayant failli se noyer dans la Mayenne, aurait fait vœu d'élever une église en ce lieu en remerciement à la Vierge. Cette légende a été mise par écrit pour la première fois par Perrette de Montbron, prieure d'Avesnières morte en 1516.

La guerre de Cent Ans brise brutalement cette continuité monastique. En 1429, les Anglais s'emparent d'Avesnières, pillent et incendient l'église et le prieuré. Les sœurs fuient définitivement à Angers. L'édifice reste endommagé pendant plusieurs décennies ; les premières travées de la nef ne sont refaites qu'en 1478. Guy XV de Laval obtient du pape une bulle en 1488 pour tenter de faire revenir les religieuses, mais les conditions ne peuvent être satisfaites et le prieuré ne se reconstituera pas. Avesnières demeure simple paroisse.

C'est alors que débute le pèlerinage. Une statue de la Vierge datant probablement du XIVe siècle — la « Madone d'Avesnières » — attire les fidèles, et l'afflux de pèlerins fournit les ressources nécessaires aux travaux. Le clocher est élevé de 1534 à 1538 sur des plans de Jamet Nepveu ; la croix et le coq qui le surmontent sont posés le 27 août 1538. La Révolution épargne l'édifice, qui devient la première église lavalloise rendue au culte, le 4 mai 1800.

La seconde moitié du XIXe siècle est particulièrement dense. Le 9 décembre 1855, Casimir Wicart, premier évêque de Laval, y proclame la bulle de Pie IX sur le dogme de l'Immaculée Conception devant plus de 10 000 personnes. En 1859, la statue de la Vierge est couronnée lors d'une grande procession. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, l'évêque promet de reconstruire le clocher si la ville est épargnée ; les travaux ont lieu de 1874 à 1876. Les deux premières travées et la façade ouest sont refaites de 1883 à 1887. Le 10 juillet 1898, un bref du pape Léon XIII élève l'édifice au rang de basilique mineure. Le 31 mai 1944, un avion allemand heurte la basilique et s'écrase au Sacré-Cœur.

Architecture et patrimoine

La basilique présente un plan en croix latine d'environ 55 mètres de long pour 34 mètres de large, avec un chevet légèrement désaxé — disposition traditionnellement interprétée comme évoquant la tête inclinée du Christ en croix. L'ensemble est caractéristique de l'art roman, à l'exception du clocher, qui mêle Renaissance à sa base et gothique à son sommet, et culmine à 57 mètres.

Le chevet est la partie la plus ancienne et la plus singulière de l'édifice. Sa silhouette étagée, visible depuis l'extérieur, articule un déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes voûtées en cul-de-four, toutes contiguës. Le chœur est formé de sept arcades reposant sur des colonnes monocylindriques, que surmonte un triforium de douze arcs en plein-cintre, lui-même dominé par sept fenêtres à plein-cintre. Les chapiteaux ornant ces colonnes datent d'époques diverses et offrent une grande variété de motifs : masques, animaux imaginaires, végétaux, rinceaux, entrelacs, crossettes. La nef, dont les voûtes d'ogives atteignent 17,5 mètres de hauteur, s'ouvre sur un portail néoroman des années 1880 orné de trois bas-reliefs illustrant la légende de Guy II de Laval, le couronnement de la Vierge en 1859, et le vœu de l'évêque en 1871.

Le mobilier intérieur est d'une grande diversité. La « Madone d'Avesnières », statue en calcaire du XIVe siècle haute de 65 cm, trône dans le chœur et constitue l'objet central du pèlerinage. Une « Vierge au lait » en bois polychrome du XIIIe ou XIVe siècle, un retable baroque lavallois du XVIIe siècle réalisé par les frères Langlois, et un triptyque du XVe siècle attribué à Coppin de Delft — peintre néerlandais actif à la cour du roi René d'Anjou — composent un ensemble dont plusieurs éléments sont classés au titre des objets historiques. Les vitraux, détruits lors du bombardement du pont d'Avesnières en 1944, ont été remplacés par des créations de Max Ingrand en 1945. À la tribune, les grandes orgues de Louis Debierre, à transmission électrique, figurent parmi les rares instruments de ce type en France datant de la fin du XIXe siècle. L'édifice lui-même figure sur la liste des 1 034 premiers monuments historiques français classés en 1840.

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