Paris
Histoire de Paris
Paris, capitale de la France et chef-lieu de l’Île-de-France (2 133 111 habitants), tient son nom du peuple gaulois des Parisii dont elle était la capitale au cours de l’Antiquité. Le nom Lutetia (Lutèce), attesté dès le milieu du Ier siècle av. J.-C. dans la Guerre des Gaules de Jules César, dériverait selon Pierre-Henry Billy du gaulois luta « boue », en référence aux marais qui bordaient la Seine. Au IVe siècle, suivant un processus général dans la Gaule du Bas-Empire, le nom du peuple supplante celui de la cité: Lutetia apud Parisios devient Parisios, puis Paris à partir de 887.
L’occupation humaine permanente est attestée dès la période chasséenne, vers 4500-3500 av. J.-C., dans le secteur de Bercy: trois pirogues néolithiques y ont été retrouvées en bord de Seine et sont aujourd’hui visibles au musée Carnavalet. La cité gauloise des Parisii est mal localisée — elle pourrait avoir occupé l’île de la Cité, l’île Saint-Louis, ou le site de Nanterre, où une importante agglomération a été mise au jour en 2003. La cité gallo-romaine, modeste face aux 50 000 à 80 000 habitants de Lugdunum, profite néanmoins de son trafic fluvial. Selon la tradition, saint Denis y est martyrisé vers 250; un concile de l’Église gauloise s’y tient en 361 sous la présidence d’Hilaire de Poitiers.
Histoire religieuse à Paris
L’empereur Julien y séjourne entre 357 et 360, puis en 365-366; c’est à cette époque que la cité prend le nom de Paris. En 451, sainte Geneviève, future patronne de la ville, parvient à convaincre les habitants de ne pas fuir devant les Huns d’Attila — qui se détournent effectivement de la cité sans combat. En 508, Clovis fait de Paris sa capitale et y établit sa résidence principale au Palais des Thermes; il y fait construire la basilique des Saints-Apôtres, où il sera enterré. Tout au long des VIe et VIIe siècles, Paris conserve une importance particulière, malgré les divisions du royaume mérovingien. La ville s’illustre lors des sièges vikings de 845, 885-886 et 889; sa résistance victorieuse au siège normand de 885-886 procure un grand prestige à son comte Eudes, prélude à l’avènement des Capétiens. Sous les premiers Capétiens, Paris devient l’une des principales villes du domaine royal.
Patrimoine religieux à Paris
Paris compte plus de 1 800 immeubles classés ou inscrits à l’inventaire des monuments historiques, dont près de cent lieux de culte. La cathédrale Notre-Dame de Paris, de style gothique, principalement bâtie du XIIe au XIIIe siècle, restaurée au XIXe siècle, est symboliquement le noyau de la capitale: les distances routières françaises sont mesurées à partir de son parvis. La Sainte-Chapelle, construite à proximité de la Conciergerie sous Saint Louis, est considérée comme un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. La chapelle de la Sorbonne, au centre du quartier latin, a été construite au début du XVIIe siècle. L’Hôtel des Invalides, avec son fameux dôme doré érigé à la fin du XVIIe siècle pour accueillir les soldats blessés, abrite depuis le 15 décembre 1840 les cendres de Napoléon. Le Panthéon, édifié à la fin du XVIIIe siècle à proximité de la Sorbonne, est devenu sous la Révolution un temple civil où reposent des Français illustres. La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, l’église de la Madeleine, l’église Saint-Sulpice, la basilique Sainte-Clotilde, la cathédrale Saint-Louis des Invalides et la Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse complètent les principaux jalons du patrimoine religieux parisien.